Les Oenorires à Givry : pari réussi

Pendant deux soirées les Oenorires ont fait le plein de la salle des fêtes de Givry. Et le public a eu raison de se déplacer en nombre. Dans une mise en scène dynamique et très professionnelle les humoristes invités ont pu donner le meilleur d'eux-même en nous promenant dans leur univers.
Considérant l'actualité dramatique et lourde de ces dernières semaines on pouvait légitimement se demander à quoi allaient ressembler ces rires. Eh bien ces rires nous ont réconforté par leur autodérision où la vulgarité a laissé place à l'acrobatie verbale toute proche de la poésie. Nous retiendrons le final avec Karim Duval, délicieusement chinois, marocain et français, archétype d'un métissage improbable qui donne à son humour une légitimité qui réjouit les spectateurs les plus exigeants. Pour ceux qui l'on manqué, ils peuvent se rattraper en allant à Paris ou à Lyon où Karim Lee Duval (ah ah) se produit jusqu'à la fin mars, en alternance, au Point virgule et aux Tontons flingueurs.
Encore bravo à l'organisateur Antoine Demor. Il a été brillant. Il remercie tous les contributeurs, vignerons, artisans et commerçants de Givry. Bravo aux artistes de ces deux soirées mémorables : Cédric Chartier, Fabien Waltefaugle, Jeffrey Jordan, Victor Rossi, Julien Santini, l'autre métis des Oenorires (corse, juif et fonctionnaire) et Karim Duval. Mais tous ces artistes étaient plus ou moins métis et tous, ils ont plaidé pour la tolérance et l'ouverture d'esprit.
Désormais le festival des Oenorires n'est plus un OVNI mais un objet vital nécessaire et parfaitement identifié. A suivre.
Jean-Claude pour A2c

Retrouvez le programme du festival en cliquant ici.

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